Jeudi 20 novembre 2008
Le site Obiwi organise avec la blogueuse Sofi la Gourmande un jeu-concours de cuisine à partir du 20 novembre : il s'agit de créer une recette de dessert de Noël, la plus déjantée possible apparemment ! Faites appel à votre créativité et envoyez votre recette avant le 1er janvier. Un petit cadeau à la clé et l'interview du lauréat sur Obiwi !

Plus dans l'esprit de Noël, allez faire un tour sur le site Mon beau sapin, un clic par visiteur unique permet de collecter des fonds que La Croix Rouge utilisera pour offrir des cadeaux aux enfants qui risqueraient de ne pas en avoir. Pour que Noël soit une fête pour tout le monde !

Jeudi 20 novembre 2008
Après la série des soupes salées, voici une soupe sucrée et une idée toute bête pour manger le kaki autrement "qu'à la coque", c'est à dire en plongeant la cuillère à même le fruit : une soupe, presque la même chose me direz-vous ? Certes, on plonge la cuillère de la même façon, mais on aura mélangé auparavant deux choses pour "réveiller" le kaki, qui sait être douçâtre, un peu mou, à qui il manque un peu d everdeur et de nervosité : de la liqueur de gentiane, primo. Ca tombe bien, LUI n'est pas là. IL exècre l'amer et hait franchement la gentiane Couderc ! Mais justement dosée, elle apporte quelque chose, un peu comme le Martini, le Campari et ce genre de boissons... Deuxio, du jus de citron, ou un autre agrume bien nerveux ! Réveille toi, joli kaki !
Les feuilletés, c'est pour le croquant et la gourmandise. Les mini torsades sont "cloutées" de miettes de gingembre confit... Accord réussi et soupe très agréable !



Ingrédients (pour 1 personne !)
- 1 kaki
- 1 cuillère à soupe de liqueur de gentiane
- 1/2 cuillère à soupe de jus de citron
pour les torsades au gingembre confit
- 1 dé de gingembre confit
- une chute de pâte feuilletée (environ 0,5cmx20cm)

Préparation
Couper la pâte feuilletée en fin bâtonnet, y piquer. des éclats de gingembre confit, torsader, dorer éventuellemnt avec un peu du jaune d'oeuf mêlé à un peu d'eau. Enfourner quelques minutes à 190/200°C. Quand ils sont dorés, laisser refroidir.
Mélanger la chair du kaki avec la gentiane et le jus de citron. Déguster assez frais avec les torsades feuilletées au gingembre confit.


Mercredi 19 novembre 2008
Charles de Habsbourg devenu Charles Quint, empereur germanique régnant au début du XVIème siècle sur une grande partie de l'Europe, a connu, on s'en doute, une existence hors norme. Son alimentation (qui nous intéresse ici), également était hors norme...


Né avec une déformation importante de la mâchoire qui s'est accentuée avec l'âge, il aurait pourtant du, avec une hygiène dentaire tellement sommaire, soigner ses menus et privilégier soupes et entremets !
Fi donc, était-ce là l'alimentation d'un  monarque ?

Suivons l'historien Philippe Erlanger dans la peinture qu'il trace de l'empereur :

"Appétit est trop peu dire. Avec le temps, la voracité de ce chasseur qui a perdu le goût des grandes chasses, de ce cavalier qui préfère son bureau à son cheval, prend des proportions déconcertantes. Seule sans doute la science d'un psychiatre découvrirait à quelles ambitions irréalisables, à quelles aspirations démesurées, Charles trouve une diversion en dévorant ses omelettes aux sardines, ses daubes l'alalunga (thonc blanc pêché à Malte), ses grives au genièvre, ses anchois pilés dans l'huile, ses chevreuils, ses rôtis de sanglier, parfois de renard, ses dindons envoyés de Mexico, ses soupes au lard, ses marinades pleines d'épices. Tout cela doit être en effet violemment assaisonné, pimenté. Le baron Falconetto, maître de l'Hôtel, se désespère de ne pas découvrir d enouveaux condiments propres à satisafaire son maître. (...)
Par miracle, les nourritures à peine mastiquées, en raison de la maudite mâchoire ne déposent pas de graisse en ce corps malingre, mais elles infligent au goinfre d'autres châtiments, et d'abord la goutte."

En dépit d'avis médicaux, l'empreur ne change en rien ses habitudes alimentaires et la gourmandise restera intacte durant tout son règne...
Mercredi 19 novembre 2008
Vous souvenez-vous de ce jeu qui consiste à faire découvrir un produit de terroir ? Avec le sirop de Liège, cela avait donné ça. Ainsi que deux autres très belles recettes chez Philou et Mamina.
Et puis selon la règle édictée par Philou, auteur du jeu, j'ai adressé un produit de terroir de mon choix à ce dernier et à une autre "invitée", en l'occurence Anso la bretonne. Si vous ne connaissez pas cette très ancienne céréale, très faible en gluten (avec plein d'autres vertus pour la santé) qui est produite à nouveau dans le Ventoux, la région de Sault en "Provence du Nord" cliquez ici  ! Garance vient aussi d'en parler tout récemement, tant mieux, car c'est une céréale qui a failli disparaître...

Croisement entre la Provence et la Bretagne ? Je piaffe d'impatience. Et qu'apportera la Belgique au petit épeautre ? Que nous réserve Philou, tout se dévoile aujourd'hui (merci à lui de publier cette semaine, car je sais qu'il est over-booké, comme on dit dans mon ancien métier...). Voyons voir ces trois recettes concotées par trois mangeurs "d'engrain", autre nom du petit épeautre.

L'épeautre se mange de façon classique dans de fameuses soupes provençales, accompagnent l'agneau, le porc, mais pas que ! Pour découvrir le grain de folie du petit épeautre, cliquez ici !

Je savais à peu près dans quelle direction je souhaitais aller : saveurs marines et topinambours, si ce n'est que le rouget peut aisément être remplacé par d'autres poissons, sandre, lotte, voire des coquilles saint jacques, comme Alice ici...
Je savais que le petit épeautre serait cuisiné comme un risotto (une valeur sûre déjà réalisée de cette façon-là ou dans cette autre recette), avec châtaignes, lait de coco et gingembre (j'aurais pu ajouter de la citronnelle, remarquez...).
Et puis je me suis demandée quelle touche de couleur ajouter. Rose Combe de la ferme pédagogique L'Oiselet à Sarrians, m'avait laissé un sachet de physalis de chez elle, à faire goûter à mes jeunes mitrons. Mais il en restait très largement. Voilà une façon de les accommoder, et je ne suis pas la seule à les cuisiner en risotto ! J'avais déjà testé en salsa mexicaine ces petits fruits décoratifs, ce sont en fait comme des petites tomates acidulées, parfaites à cuisiner dans des plats salés !


Ingrédients
- 1 rouget
- 4 noix de cajou
- 2 rondelles de chorizo
pour le petit épeautre façon risotto
- 100 grammes de petit épautre
- 10 cl de vin blanc
- 25 cl de lait de coco
- 25 cl de bouillon de volaille
- 100 grammes de chataignes (poids une fois décortiquées)
- 25 physalis
- 5 ou 6 noix de cajou
- 1 grosse pincée de curcuma
- 1/2 cuillère à café de gingembre râpé ou émincé
-1 oignon pas trop gros (ou la moitié d'un gros)
- huile de noisette
- sel, poivre
pour l'écrasée de topinambours
- 4 topinambours moyens
- 1 cuillère à soupe d'huile de noisette
-  poivre
- fleur de sel à la truffe blanche d'Alba
pour l'émulsion de chorizo-gingembre
- 10 cl de lait de coco

- 1 rondelle de chorizo
- 1 tout petit dé de gingembre
- 1 pincée de lécithine de soja

Préparation
Couper les topinambours pelés, les couvrir d'eau et les cuire à couvert. Quand l'eau a totalement disparu, ajouter l'huile de noisette, saler, poivrer. Ecraser les topinambours et réserver.
Faire revenir l'oignon émincé dans l'huile de noisette, ajouter l'épeautre, puis mouiller de vin blanc. Quand le vin a été totalement absorbé, ajouter un peu de bouillon, puis du lait de coco. Ajouter le curcuma, le gingembre râpé, les châtaignes. Poursuivre la cuisson par absorption, en ajoutant bouillon et lait de coco.
Entretemps, grillé à sec les noix de cajou et "éplucher" les physalis. Consasser les noix de cajou.
Lever les filets du rouget, désarêter consciencieusement et fariner côté peau. Faire chauffer 10 cl de lait de coco avec 1 rondelle de chorizo, un mini dé de gingembre et une pincée de lécithine de soja. Réserver.
Quand le "risotto" de petit épeautre est cuit, ajouter les physalis, cuire encore quelques minutes avec un peu de bouillon ou d'eau, ajouter la moitié des noix de cajou concassées. Poêler  à l'huile de noisette les rougets à l'unimlatérale, côté peau, à feu vif, puis baisser et couvrir pour terminer la cuisson.
Mixer le lait de coco parfumé.
Dresser aussitôt au centre le rouget croustillant déposer l'émulsion dessus, décorer de chorizo et noix de cajou, d'un côté le risotto, de l'autre l'écrasée de topinambour. Décorer d'une physalis dans sa "cage", si vous y pensez...


Mardi 18 novembre 2008
Alors rendez-vous demain sur Fureur des Vivres, le trublion des magazines gastronomiques ! Le mois de novembre y est consacré aux champignons, tous les champignons : forestiers, cultivés, français, asiatiques, vénéneux, comestibles, alicaments ou hallucinogènes...
William Ledeuil, excellent chef du restaurant Ze Kitchen Galerie, nous présente sa façon de cuisiner les champignons asiatiques. Alors si vous voulez en savoir plus sur les eryngii, enoki, shimeji et maitake, à demain !

Mardi 18 novembre 2008
Il y a quelques temps que je voulais faire cette recette, mais par manque de temps et priorités autres, j'ai laissé passer le temps des figues fraîches. J'ai transformé l'essai avec des figues sèches réhydratées. A posteriori, c'est sans doute mieux ainsi... Ces cupcakes d'Automne sont truffés d'une figue entière et couvert d'un glaçage au chèvre frais, ponctué de noisettes caramélisées. Délicieux, pour qui aime cette saveur typée du fromage en version sucrée...
La recette de la base des cupcakes est empruntée à Flo, la bretzel munichoise, son quatre quart sans beurre ayant été déjà testé, je savais qu'il serait parfait avec cette saveur marquée d'amande !

D'autres desserts  à base de chèvre ? Il y a le tourteau fromager bien sûr, ici une autre recette de tourteau, le délicieux far breton au chèvre et aux abricots, ou encore une verrine chèvre/fraise...



Ingrédients (6 gros cupcakes, environ 15 petits ou un panaché des deux...)
- 6 figues sèches
- 1 cuillère à café de miel
- éclats de noisettes caramélisées
pour la base

- 1 oeuf
- 60 grammes de farine
- 60 grammes de sucre blond
- 60 grammes de purée d'amande complète (blanche convient aussi...)
- 1/2 cuillère à café de levure
pour la garniture au chèvre
- 50 grammes de chèvre frais (ou mi frais...)
- 2 kiri
- 2 cuillères à soupe de sucre glace


Préparation
Mettre les figues sèches dans une casserole avec le miel, couvrir d'eau et mettre sur feu doux, à couvert environ 20 minutes, jusqu' ce que les figues soient regonflées.
Entretemps, mélanger la farine, le sucre, la purée d'amande avec l'oeuf et la levure. Verser dans les caissettes, en incluant des figues entières à l'intérieur (dans les petits, j'avais mis des morceaux de pruneau), dans les empreintes à muffin (celles de Pyrex par exemple...). Enfourner environ 30 minutes à 150°C. Laisser refroidir.
Battre le chèvre avec le kiri, ajouter le sucre, rectifier la consistance (selon le chèvre). Etaler en couche épaisse sur le cupcake et décorer de noisettes caramélisées. Laisser figer quelques minutes avant de déguster.


Lundi 17 novembre 2008
Le marché du champignon "de couche" est difficile à cerner : les chiffres concordent difficilement d'un interlocuteur à l'autre et dépassent rarement l'année 2001. Le point de vue économique est donc délicat et soumis à interprétation et extrapolation... Une certitude cependant : le champignon de Paris est le champignon le plus cultivé, en France et dans le monde !

A suivre sur Fureur des Vivres, ici...
par Tiuscha publié dans : Economie

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